Maximilien Luce peintre néo-impressionniste (1858-1941)

 

Exposition au musée des impressionnismes à Giverny.

Maximilien Luce, néo-impressionniste. Rétrospective

28 juillet – 31 octobre 2010

http://www.museedesimpressionnismesgiverny.com/spip.php?rubrique122

 

Biographie

Premier tableau en 1876

En 1882, il peint le quartier de l’Observatoire, avec un traitement encore très classique.

Première exposition en 1887.

Il se dirige ensuite vers le néo-impressionnisme, technique inventée par Seurat et Signac, aussi appelée pointillisme ou divisionnisme et consistant à juxtaposer de petites taches de couleur sur la toile. Le mélange des tons est fait par l’œil et non sur la palette.

Lieux peints : Paris (les lumières, les quais, les chantiers), Saint-Tropez, Normandie, Bretagne,  Londres, Rotterdam.

 

J’ai adoré la violence des tons rose, violet, rouge, bleu foncé.

Très beaux crépuscules.

Les villes de Paris et Londres, de même que les usines, sont décrites avec émerveillement et montrent leur beauté.

Les prolétaires sont peints dans leur quotidien, sans populisme.

Attirance pour le progrès, technique, industriel, urbain et social.

 

 

Paris  chantierParisien_A4_b713f

- Le Louvre et le pont du Carroussel, effet de nuit. 1890. Le fleuve vert, l’ombre épaisse des bâtiments.

- Quai de l’Ecole, Paris, le soir. 1899. Le Pont Neuf, des cheminées pointues comme des aiguilles. Le jour tombe.

- Quai de Montebello et colline Sainte-Geneviève. 1895. Un bateau à vapeur rose crache de la fumée rose. D’ailleurs, tout est rose dans ce tableau.

- Le Petit Betting. Un quartier de Paris.

- Chantiers de Paris. 1912. Les travailleurs et les bâtiments sont jaunes.

- Constructions quai de Passy. Couleur jaune dominante.

- Notre-Dame de Paris. Dominantes rose et vert.

 

Londres Vue_de_Londres_Canon_Street__be2ff

Londres incarne la ville moderne. Essor de l’industrie britannique au XIXe s.

 - Vue de Londres. 1893. Harmonie bleu-violet.

- Tamise et Parlement à Londres. 1895. La ville et le fleuve sont bleu-rose.

 

Eloge de l’industrie

Luce a séjourné plusieurs fois dans le Borinage, région industrielle de la Wallonie.

- Terril, 1896.

- Haut fourneau à Charleroi. 1896. Ni tristesse, ni misérabilisme. L’industrie est poétique.

- Acierie. 1895. Voici un véritable feu d’artifice. Un atelier qui éclate comme un volcan. Beauté de l’effort humain.

- La fonderie. 1899. Un tableau de grandes dimensions. Le métal en fusion, gerbes d’étincelles. De nombreux ouvriers sont présents dans l’atelier.  02_A4_7c537

 

Portraits de travailleurs

- La toilette d’un travailleur. 1887.  Tableau acheté par Signac.

- Les Gueules noires, dessin de M Luce, éditions La Sociale 1896.

- Les batteurs de pieux, quais de la Seine à Billancourt, 1902-1903.

- Les terrassiers. 1908-1912. Deux ouvriers discutent sur un fond de bâtiments.

- La Seine à Herblay. Ciel en feu, une mère et son enfant.

- Quai à Camaret, Finistère, 1891. Le soir tombe, familles de pêcheurs dans un petit port, à la pointe de la Bretagne.

 

La lutte des classes

M. Luce collabore à de nombreuses revues sociales : La Bataille Sociale, Le Père Peinard, Le Chambard Socialiste.

- Louise Michel à son retour de Nouméa, encre de Chine. Louise Michel, militante anarchiste et féministe, participa à la Commune de Paris en 1891.

- La vérité au conseil de guerre, lithographie 1898. Une femme nue incarne la vérité. Le juge lui rétorque : Nom de Dieu. Allez vous habiller, c’est pas ici le conseil de  révocation.

- L’Incendiaire, lithographie 1896. Incendier des bâtiments agricoles, des machines ou des récoltes était une façon d’exprimer sa révolte au XIXe s.

- Une rue de Paris en mai 1871. Grand tableau représentant des cadavres de Communards tués par les troupes versaillaises. Etant jeune, Maximilien Luce fut témoin des massacres de la Commune.

- L’exécution de Varlin, 1910-1917. Eugène Varlin, né en 1839 et mort le 28 mai 1871 à Paris, est un militant socialiste, membre de la Commune de Paris et de la Première Internationale. Il fut tué en 1871 lors de la reprise de Paris par les troupes versaillaises. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Eugène_Varlin)

- Gare de l’Est en hiver 1917. Des soldats épuisés.

- Gare de l’Est. 1917. Des soldats effondrés de fatigue, parmi eux un soldat africain.

 

Divers

- Rolleboise, baigneuses dans le petit bain. Vers 1920. Trois femmes au bord de l’eau. Rolleboise était un village au bord de la Seine, une dizaine de kilomètres en aval de Mantes (Yvelines).

- Le port de Saint-Tropez. 1893. Animation sur les quais, tons plus orangés que d’habitude, forte lumière.

- Buffalo Bill. 1906-1906. Indiens et cow-boys tournant sur une piste de cirque. Buffalo Bill, héros contreversé de la conquête de l’Ouest américain est venu à Paris en 1899 et 1905.

http://phareouest.pagesperso-orange.fr/bill.html